. Historien de l’Alsace, auteur, publiciste.

« Lorsque le passé n’éclaire plus l’avenir, l’esprit marche dans les ténèbres », Alexis de Tocqueville.
« Les humains voient l’avenir vide quand du passé ne leur revient que l’opacité », Daniel Sibony.



. Né en avril 1948 à Strasbourg / Alsace (région dissoute par la loi n°2015-29 du 16.1.2015), d'un père, né à Strasbourg, adjoint technique principal de la ville de Strasbourg et d'une mère, née à Bischheim, couturière.                                                                                         Les premières années après sa naissance vit avec ses parents à Strasbourg-Neudorf, rue des Roses, à quelques pas de la maison de Karl Roos située avenue Jean-Jaurès. Puis, avec sa soeur, passe toute sa jeunesse à la Meinau dans la maison parentale rue du Gal Offenstein.


. Ecole primaire de la Meinau, études secondaires à Strasbourg, bac technique, ingénieur IPF. 

. Marié, deux enfants Philippe et Karole.

Très tôt, passionné par l'histoire, la culture et la politique alsaciennes. Ses premiers articles historiques remontent à 1969, année de son adhésion au Cercle René Schickele - Schickele Kreis fondé quelques mois plus tôt, en avril 1968. Anime la section des jeunes du Cercle.


Dès le début des années 70, engagé dans la défense de l’identité alsacienne, du fédéralisme européen et de l’autonomie régionale. En 1971, en compagnie du professeur Guy Héraud, fonde le Parti Fédéraliste Européen d’Alsace-Lorraine / Europäische Föderalistische Partei Elsass-Lothringen. En 1975, crée le mensuel autonomiste Rot un Wiss qui paraîtra durant près de 30 années.

Dans le quotidien Le Nouvel Alsacien du 28/29 nov. 1976

Début 1980, quitte l'Alsace pour la Polynésie où il prend la direction technique d'une importante société de BTP de Tahiti. En 1988, cofonde l’Union du Peuple Alsacien / Elsässische Volksunion, ancêtre du parti autonomiste alsacien Unser Land, avec le professeur Gustave Woytt, le sociologue Bernard Schwengler, l'artiste-peintre Marc Ledogar et les historiens Fränzi Waag et Bernard Klein.

A Tahiti, en octobre 2004, prend l’initiative de la création d’un « Collectif alsacien pour la dissolution (de l’Assemblée territoriale de Polynésie) » qui sera soutenu dans sa démarche par le sénateur Roland Ries et 7 Conseillers généraux et régionaux alsaciens : A. Munchenbach, D. Lieb, G. Simler, R. Brendle, J.-Luc Reitzer, A. Buchmann et D. Sonzogni. (Bref historique : Le 23 mai 2004, l’indépendantiste Oscar Temaru - qui avait signé un accord de partenariat avec le PS -, allié aux autonomistes soutenus par l’UDF, gagne les élections pour l’Assemblée territoriale avec 12 000 voix d’avance. Il emporte 28 sièges contre 27 à l’UMP Gaston Flosse. Aussi, le 14 juin est-il élu à la présidence du territoire. Mais Gaston Flosse, qui ne s’avoue pas vaincu, manœuvre adroitement pour dévoyer un élu des îles du Vent favorable à Temaru. Le soupçon d’un « vote acheté » circule dans la presse ; François Hollande évoquera « un acte de corruption ». Le 9 octobre 2004, il fait déposer une motion de censure contre le gouvernement. Celle-ci est adoptée par 28 voix contre 27 entraînant le renversement du tout nouveau président indépendantiste. Cette manœuvre, visiblement téléguidée depuis Paris, permit à « l’ami de Jacques Chirac », Gaston Flosse, pourtant impliqué dans de multiples affaires et déjà condamné à plusieurs reprises, de reprendre la présidence de la Polynésie et de « restaurer le système féodal Flosse » (dixit le PS). Ces manigances politiciennes soulevèrent un tollé de protestation dans la population, notamment dans le camp indépendantiste/autonomiste majoritaire dans le pays, qui y voyait un déni du suffrage universel, une trahison de sa volonté démocratiquement exprimée quatre mois plus tôt. On parla même de « putsch légal » ! La population descendra dans la rue pour exiger la dissolution de l’Assemblée et l’organisation de nouvelles élections. Ainsi en fut-il de la « grande marche pour la dissolution » du 16 octobre 2004 qui regroupa de 20 000 à 30 000 participants, du jamais vu dans toute l’histoire de la Polynésie ! Une pétition réunira 40 000 signatures en quelques jours. Mais à Paris, on préféra jouer le pourrissement en restant obstinément sourd aux revendications des Polynésiens. La ministre UMP Brigitte Girardin se contenta d’invoquer sans relâche une disposition du « statut qui permet de censurer le gouvernement ». C’est dans ce contexte de blocage et de révolte où s’affrontaient deux Polynésie, le « pays légal » et le « pays réel », la « légalité » et la « légitimité », que fut créé le « Collectif alsacien pour la dissolution »).

Le "Collectif alsacien" présent à la manifestation historique du 16 octobre 2004 (à côté des militants indépendantistes du Tavini). Le drapeau rot un wiss de 4m de large est marqué du slogan : "Alsace Polynésie - même combat pour l'émancipation". Article paru dans le quotidien les "Nouvelles de Tahiti" (9.11.2004)


Après avoir vécu 25 ans en Polynésie Française, où il a notamment milité contre les essais atomiques français (il sera interdit de tout site militaire, y compris de repos, sur tout le territoire de la Polynésie), rentre en 2005 au pays, ‘s Elsàss, sini Heimet.

Papeete août 1995 : Devant la passerelle du Rainbow Warrior. Peints sur la coque ces mots : Egalité - Fraternité - Paix.


Publie des centaines d’articles, des analyses de la situation alsacienne et des textes ayant trait à l’histoire de l’Alsace, aux combats des autres minorités de l'Hexagone, aux luttes anticolonialistes et aux droits de l'Homme, repris dans divers journaux et sites internet.

Dans son activité d’historien de l'Alsace, il s’est attaché à démonter les mythes de « l’histoire officielle », appelons-la « nationaliste française », et son fatras d’idées reçues. Il plaide au contraire pour une connaissance objective du passé de notre région rhénane permettant la mise en valeur de l’identité historique du peuple alsacien.
A son actif, une dizaine d’ouvrages, qui font autorité, traitant notamment de l’histoire de l’Alsace, de la toponymie alsacienne, des problématiques politiques, linguistiques et culturelles alsaciennes et de l’antigermanisme. Son engagement alsacien et ses livres, lui vaudront de figurer dans le Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne de la Fédération des Sociétés d'Histoire et d'archéologie d'Alsace (Strasbourg, 2002) et d’être honoré par deux prix :
- FriehjohrsSchwälmele 2004
- Prix Charles Goldstein  2013 (décerné par l’association Heimetsproch ùn Tràdition)

La défense des droits des peuples minoritaires et, plus généralement, de la démocratie participative et des droits de l’homme, ont été des préoccupations constantes dans son engagement, de même que la lutte contre l’ignorance, la bêtise et la lâcheté des puissants de notre époque ! Son idéal : une Alsace émancipée !!

En Corse, à Piana, en 2009.

 

Intervention lors d'un meeting d'Unser Land à Truchtersheim le 26.11.2015    https://www.youtube.com/watch?v=-5B94nhlrUU&feature=youtu.be

Intervention lors d'un meeting d'Unser Land à Bischheim le 3.12.2015          https://www.youtube.com/watch?v=wgW5JnfzYoM

Interview du 6.3.2013 sur Alsace20   https://www.youtube.com/watch?v=bkE1lJbuLLg